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Il y a une multitude de fêtes tout au long de l’année, Noël, le Nouvel An, Pâques et tutti quanti.  Chacune de ces fêtes me rappelle l’absence de ma fille. La pire de toutes, celle que je bifferais volontiers du calendrier est la fête des Mères. Oui, même après plus de 6 ans, même après avoir eu d’autres enfants, je n’aime plus cette fête, pire, je la redoute.

 

La fête des Mères je la reçois comme une immense claque au visage chaque année. Un fort rappel que tous mes enfants ne sont pas avec moi, comme une voix qui me hurle qu’il en manque une et qu’il en sera toujours ainsi. Chaque année, à cette date, j’ai l’impression de ne pas être une maman à part entière. J’ai beau essayer de raisonner et rationaliser ces pensées, en cette journée, je n’y arrive pas et j’envie bien toutes celles qui ont la chance d’être entourées de tous leurs enfants. On dirait que peu importe où mon regard s’arrête en cette journée, je ne vois que des mamans heureuses alors que mon cœur saigne encore et encore.

 

Mais année après année, je la fête, je la célèbre cette satanée fête des Mères. J’essaie d’y prendre plaisir, parce que même si Léanne n’est pas avec moi, elle fait partie de moi au même titre que ses frère et sœur, qui eux, sont tout à leur joie de fêter. Heureusement qu’ils sont là pour mettre de la joie et des sourires dans cette journée.

 

Encore cette année, je vais espérer que la journée passe vite et qu’elle ne soit pas trop douloureuse. Je garde espoir qu’un jour, peut-être, je finirai par l’apprécier et y prendre plaisir.

 

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