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Les hôpitaux, peu importe lesquels, ont tous un système de codage d’urgence associé à des couleurs. Un genre de Houston, we have a problem. On l’a tous déjà entendu, sans trop y porter attention,en étant assis à l’urgence entre un patient qui morve et tousse tellement que tu penses qu’il va littéralement vomir un de ses poumons et tu remercies la vie qu’il ait eu l’intelligence de mettre un masque, et un autre qui se plaint atrocement de sa goutte qui est revenue dans le pied. Soyons clairs, loin de là mon intention de banaliser les cas de tous et chacun, c’est simplement une mise en contexte bien réelle.

On s’est tous déjà dit : «  hum…je me demande bien ce que ça veut dire un code orange ou bleu ».

Ben c’est ça, après 18 heures d’attente, les cernes jusqu’au menton, les cheveux tout croches et sales, l’haleine à l’odeur de café à la puissance 1000 dans une bouche devenue beaucoup trop sèche et pâteuse, tu rentres chez toi et tu oublies qu’un code a été callé à l’intercom la veille. Ça devient ta priorité # 852 après avoir brossé tes dents, pris ta douche, re-brossé tes dents, dormi et repris le dessus sur ta vie de façon quasi normale.

Ce n’est que quelques années plus tard que tu te rends compte que ce fameux code de couleur est toujours présent et qu’il te pète soudainement en pleine face. La meilleure image, pour tous les visuels de ce monde, c’est comme un mannequin (dans ce cas-ci, TU es ledit mannequin) qui teste la sécurité des chars fonçant droit dans un mur à une vitesse folle et que tu réalises que, shit de marde, tu ne veux pas te réincarner en mannequin de plastique sauf si c’est pour te faire chauffer dans la vitrine d’une boutique huppée et que tu te fais changer d’outfit 2-3 fois par semaine.

Par définition, selon l’hôpital, le code rose signifie :

  1. Arrêt cardiaque néonatal (0 à 1 mois)
  2. Réanimation néonatale
  3. Nourrisson nécessitant une urgence médicale

Donc en gros là, c’est une (et là excusez mon langage de québécoise mal engueulée comme dirait ma mère) crissement pas bonne nouvelle! Si on compare à un séisme, donc en utilisant l’échelle de Richter, on est au summum de la catastrophe. On se situe à 9, qui par définition, veut dire ceci :  destruction totale à l’épicentre et possible sur plusieurs milliers de km .  

C’est ça pour vrai de vrai! Ton monde (ton épicentre) s’écroule, et ce, sur plusieurs milliers de km (le mari, la famille, les amis, les projets…).

Moi j’étais plus sûre de rien, parce qu’au moment où j’ai entendu à l’intercom de l’hôpital « code rose en obstétrique, code rose » en étant allongée sur un lit qui roule (pour vrai ça roule sur un estie de temps un lit d’hôpital quand la personne qui le pousse est déterminée à passer le fil d’arrivée en premier), voyant tout le personnel se mobiliser pour mon cas, je ne savais pas ce que ça voulait dire. Dans ma tête, mes pensées se résumaient à : « y’en a une de nous deux qui s’en sortira pas…daddy help me…help her! ».

 

MissFancy : Mon vrai prénom c’est Audrey…j’ai rien,croyez-moi…de toute façon les mensonges et moi, on ne fait pas bon ménage. Mon corps, pour ne pas dire ma face, refuse de collaborer à compter des menteries, elle tombe tout de suite en un mode shutdown ridicule du genre yeux qui louchent, joues rouges, mordillage de lèvres incontrôlable, etc. Bref, j’ai appris dès mon jeune âge que c’était mieux pour tout le monde si seule la vérité sort de ma bouche avec du tact (bien sûr) de fancy. C’est juste un surnom que je me suis fait donné au secondaire et ce fut aussi mon premier courriel. On repassera pour l’originalité, j’en conviens. Mère de 3 enfants, dont 2 seulement sont encore parmi nous. Un grand de 6 ans, artiste, enjôleur, affectueux, geek à la limite mais tellement affectueux et un mini de 4 ans, téméraire, moqueur, indépendant qui se fout du monde entier mais qui réussit à charmer x 1000 par sa petitesse et ses expressions faciales. 2 gars complètement différents mais qui rockent my world! Séparée depuis 2 ans mais faisant partie des chanceuses pour qui l’ex compte encore comme étant l’homme de sa vie sans le côté amoureux (au sens propre) de la situation. Je mène une vie rangée dans mon sous-sol de maison que je loue dans les Cantons-de-l’Est et je suis adjointe administrative à temps plein nouvellement attirée par ce truc appelé blogue!
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